COVID19 et inflammation intestinale

détection précoce dans le système digestif, et corrélation statistique sur les formes graves interroge

État du débat scientifique

Une présence du virus dans les selles

Des chercheurs ont en effet observé la présence d’ARN et de protéines du SARS-Cov 2 dans des selles à un stade précoce de l’infection, voir étude. La voie de transmission oro fécale est envisagée.

Les patients COVID-19 qui ont des symptômes gastro-intestinaux semblent avoir une maladie respiratoire plus sévère.

  • Les symptômes gastro-intestinaux sont fréquents
  • La diarrhée est le symptôme digestif le plus fréquent mais reste habituellement modérée quel que soit le stade de l’infection.
  • Les patients COVID-19 qui ont des symptômes gastro-intestinaux semblent avoir une maladie respiratoire plus sévère.

Credit https://www.jle.com/fr/covid19-manifestations-digestives

L'inflammation intestinale comme facteur de risque spécifique sur forme sévère

Une étude menée auprès de 1 099 malades du Covid-19 dans 552 hôpitaux chinois a montré un lien entre le coronavirus et les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, comme la maladie de Crohn. Les patients qui souffrent déjà d’une telle maladie semblent plus susceptibles de développer une forme sévère de Covid-19. Les chercheurs supposent que le déséquilibre de la flore intestinale chez ces patients pourrait favoriser le processus inflammatoire induit par le coronavirus, et ainsi aggraver ses symptômes.

Un axe microbiote intestins / poumon a été identifié sur d'autres pathologies respiratoires

En 2016, un axe intestins - poumons avec un rôle du microbiote intestinal dans les inflammations respiratoires par une transmission au microbiote respiratoire a été mis à jour par la science, Voir étude. Cette voie de communication est notamment impliquée dans l’asthme, la grippe, la bronchiolite.

Plusieurs médecins témoignent de traitements qui agissent au niveau du système digestif et qui donnent des résultats pour atténuer les symptômes

  • Le Docteur Jade Allègre témoigne d'un traitement à l'argile (sans effet secondaire !) préconisé dans le monde de la médecine naturelle pour le traitement des troubles gastriques sur des patients COVID voir video
  • Plusieurs médecins (voir article https://www.lejournaldumedecin.com/actualite/azithromycine-etc-la-controverse-gronde-autour-du-cocktail-anti-covid-19-de-medecins-generalistes/article-normal-47443.html ?cookie_check=1588414548=) témoignent d'un protocole de soin à base d’azithromycine qui donnerait de bons résultats. La polémique s'installe dans le monde médical dont de nombreux mandarins (même réaction que contre le Professeur Raoult) en fustigeant un manque de rigueur, des données sans valeur à prendre avec des pincettes et une atteinte à la déontologie médicale. A savoir que l'antibiotique Azithromycine agit sur les bactéries anaérobies : actinomyces, bacteroides, eubacterium, mobiluncus, peptostreptococcus, porphyromonas, prevotella, qui sont présentes dans le système digestif, ce qui fait le lien avec un article très relayé sur les réseaux sociaux qui a mis met en cause spécifiquement la bactérie intestinale Prevotella qui viendrait par cet axe intestins / poumons propager l'infection. Cette thèse n'a pas retenue l'attention de la communauté scientifique : "une construction intellectuelle, étayée par aucune donnée expérimentale, clinique ou épidémiologique" dixit la Nutrition,

Les agents vecteurs ne sont pas identifiés

Francois Bricaire, infectiologue et ancien chef du service des maladies infectieuses à la Pitié-Salpêtrière interviewé dans Marianne explique le scepticisme de la communauté scientifique sur cette thèse : "Le lien entre la bactérie et la réaction inflammatoire au niveau du poumon reste à confirmer. J'aime faire des références aux règles générales en maladie infectieuse. Je ne connais pas beaucoup d'infection virale qui déclenche des manifestations par l'intermédiaire du tube digestif. C'est une bactérie anaérobie : elle vit en anaérobiose, présente dans plusieurs endroits de l'organisme dont l'intestin et le vagin. Le passage de son circuit par le poumon me semble improbable."

En bref (au 02 mai 2020)

  1. la statistique forme sévère de COVID / inflammation intestinale est en adéquation.
  2. un axe potentiel de transmission poumons / Intestins est identifié
  3. Plusieurs médecins témoignent de traitements gastro intestinaux à effets bénéfiques sur les symptômes COVID
  4. une grande part de la communauté scientifique est perplexe voir hostile, notamment parce que l'agent de transmission n'est pas identifié
  5. Une piste de travail est de considérer un effet de la perméabilité intestinale voir https://slowcontrol.com/mag/science/coronavirus et https://slowcontrol.com/mag/science/manger-trop-vite-et-inflammation-intestinale

Affaire à suivre…

Biotope intestinal

Publié par Slow Control le

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